|
|
La rédaction d’une synthèse assortie de propositions
Cette épreuve sur dossier (note ou rapport) est destinée à vérifier les capacités de synthèse des candidats et leurs aptitudes à se situer dans un environnement professionnel pour élaborer des propositions.
Épreuve classique, elle figure au programme de nombreux concours et examens professionnels de la filière technique (technicien interne et externe, ingénieur subdivisionnaire, ingénieur en chef).
La définition de l’épreuve
Même si le libellé réglementaire peut varier selon le cadre d’emplois concerné, les consignes des sujets proposés permettent de distinguer deux exercices spécifiques, le barème respectif de notation étant indiqué dans le sujet.
Dans un premier temps le candidat doit rédiger une synthèse (note ou rapport) d’un dossier composé de plusieurs documents (nombre de pages et nature des documents variables).
Sont ici appréciées la capacité à comprendre, utiliser et présenter de manière cohérente les éléments dans le dossier ainsi que les qualités de concision et de clarté dans la rédaction. L’épreuve de synthèse exige un travail de sélection des informations de regroupement et d’ordonnancement des informations du dossier.
Il s’agit, en effet, tout d’abord de mettre en évidence les idées essentielles, de prouver sa capacité à faire œuvre de généralisation, d’abstraction. Il s’agit en outre, à partir d’un sujet et d’un dossier composé d’éléments hétérogènes et dispersés (le dossier comportant de multiples documents fournis sans ordre logique), de proposer une construction personnelle organisée sur la base d’une démonstration, d’un raisonnement cohérent.
La synthèse se distingue ainsi fondamentalement de l’épreuve de résumé de texte. Pour cette partie synthèse, le dossier constitue le seul support d’information pouvant être utilisé par le candidat. Il n’y a pas lieu d’apporter des informations extérieures, de faire connaître son point de vue, de commenter les informations du dossier.
Dans un second temps, il s’agit d’élaborer des propositions pour répondre à une ou plusieurs questions plus ou moins précises dans un contexte local défini (ou non) par le sujet.
Cette partie a principalement pour objet d’apprécier la culture professionnelle du candidat, sa capacité à argumenter et à hiérarchiser des recommandations destinées à des décideurs locaux. Elle doit ainsi naturellement présenter une spécificité technique plus marquée pour mettre en valeur les compétences du candidat.
Dans ce cadre, le dossier constitue un support non exhaustif pour l’apport d’informations. Le candidat peut se servir des éléments du dossier non exploités dans la partie synthèse (souvent des exemples techniques locaux), mais il doit également faire preuve d’une réelle réflexion personnelle. Il convient alors d’ajouter des connaissances, des idées sans pour autant verser dans un engagement partial et polémique.
Les conseils de préparation
Le suivi régulier de l’actualité
Que ce soit pour la partie synthèse ou la partie propositions, il s’agit d’une exigence absolue. Certes le dossier constitue le premier (voir même l’unique) support d’informations pouvant être utilisé. Mais il est cependant préférable de posséder quelques connaissances juridiques et techniques, une culture professionnelle qui vont servir à comprendre, à exploiter et regrouper plus rapidement et efficacement les informations traitées dans le dossier, à proposer les solutions pertinentes au cas pratique défini par le sujet.
Les sujets de concours traitant la plupart du temps d’un thème d’actualité, il convient de la suivre sur le plan juridique et sur le plan politique. Ces deux aspects sont d’ailleurs souvent reliés (analyse d’un cadre juridique et de ses modalités et problèmes de mise en œuvre). Dans cette perspective, la lecture des revues spécialisées (Techni.Cités, Le Moniteur) est recommandée.
Ce travail personnel est en tout état de cause profitable pour l’ensemble de la préparation au concours.
La lecture attentive du sujet et du dossier
Savoir repérer les axes-clés de la demande, savoir lire rapidement un dossier, sélectionner les informations essentielles constituent autant d’étapes qui supposent la maîtrise d’un savoir-faire, d’une méthode qui ne peuvent s’acquérir que par un entraînement régulier.
Le sujet constitue une première grille de lecture pour le dossier.
Les indications déclenchant la lecture sélective se trouvent dans le sujet. Le sujet sert en effet à sélectionner et à hiérarchiser les informations utiles et doit conduire à un questionnement permanent tout au long de la phase de lecture : les informations du document répondent-elles aux instructions du sujet ? Sont-elles essentielles ? Compte tenu des indications du sujet, ont-elles leur place dans la partie synthèse ou la partie propositions ?
Une double lecture facilite l’appropriation du dossier
Lors d’une première lecture, le candidat repère les documents-clés, les axes majeurs structurant le dossier. La seconde lecture sert à sélectionner les informations utiles à la rédaction.
La rédaction d’un document structuré à finalité professionnelle
L’existence et la pertinence du plan constituent l’un des critères majeurs de notation. Les deux composantes de la copie (synthèse et propositions) doivent être structurées. Le correcteur attend un classement des informations qui ne se limite pas à un simple collage de modèles réduits des documents, ou/et à un catalogue de données brutes, de faits, d’exemples.
Ce plan sera matérialisé sur la copie par des titres donnés aux parties et sous-parties, au nombre de deux, trois, voire quatre parties précédées d’une introduction annonçant le sujet, le plan, et suivies d’une conclusion permettant de synthétiser les idées directrices du devoir, éventuellement d’insister sur un axe essentiel, de présenter une perspective ou une réserve.
La note (ou rapport) doit en outre se traduire par un écrit à caractère professionnel.
Même si le sujet ne précise aucun destinataire ou contexte local, il convient de se positionner non en candidat, mais en fonctionnaire adressant un document professionnel à ses supérieurs, à des fins d’information et d’action.
Cette exigence conduira notamment le candidat à privilégier les informations concernant les collectivités territoriales et à ne pas négliger la mise en valeur des moyens (juridiques, financiers, humains…) de mise en œuvre des politiques locales.
Elle se traduira aussi dans la rédaction. Outre le nécessaire respect des règles de grammaire et de syntaxe, la copie ne doit pas apparaître comme une dissertation de culture générale recherchant l’effet littéraire, ni comme un article de presse utilisant des tournures d’accroche journalistique ou des expressions populaires.
La gestion du temps de l’épreuve
Il est difficile d’indiquer un découpage chronologique précis compte tenu de la variété des situations de l’épreuve (libellé du sujet, composition du dossier, durée de l’épreuve - 3 ou 4 heures -, connaissances personnelles du candidat).
Trois conseils simples peuvent cependant être donnés :
- tenir compte du barème de notation synthèse/propositions pour décider du temps limite à accorder à chaque phase ;
- ne pas dissocier complètement la synthèse et les propositions. Lors de la lecture du dossier pour la rédaction de la synthèse, il convient d’ores et déjà de repérer les éléments pouvant être utiles à la partie propositions ;
- avoir pour objectif une rédaction intégrale de la copie, ce qui suppose de déterminer individuellement le temps nécessaire à la rédaction d’un document dont la longueur est d’environ 6/8 pages (selon l’épreuve concernée).
Inscrivez-vous à la préparation à la synthèse de documents, vous recevrez des devoirs à renvoyer à la correction ainsi qu'un accompagnement méthodologique avec un professionnel par mail.
|
|