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La rédaction du résumé de texte exige trois qualités d’écriture :
La précision, pour respecter le contenu du texte.
L’autonomie, car la rédaction doit être personnelle et ne pas reprendre celle du texte.
La concision, pour réduire à l’essentiel.
Utiliser une expression personnelle
Vocabulaire
Le lexique du résumé doit être différent du lexique du texte. Evidemment, certains mots de l’auteur, parfaitement adéquats, ne connaissent aucun synonyme équivalent. Ils seront conservés. Le mot « ordinateur », par exemple, subsiste dans le résumé d’un texte sur l’informatique.
En revanche, d’autres mots ou groupes de mots admettent des équivalents. L’emploi de ces équivalents prouve que le candidat ne demeure pas esclave du lexique de l’auteur.
Syntaxe
La structure des phrases doit être personnelle. On ne peut pas se contenter de reprendre chaque phrase en éliminant le plus de mots possible et en trouvant des synonymes à ceux qui subsistent, car il s’agit alors d’un travail mécanique de contraction, et non d’un travail de compréhension. Pour éviter cela, il faut changer l’échelle de travail, ne pas résumer phrase par phrase, mais élément de sens par élément de sens.
Respecter le système d’énonciation
Les marques d’énonciation sont des indices permettant de repérer qui parle, à qui il parle, et comment l’interlocuteur se situe par rapport au moment et au lieu de l’énonciation. Le résumé respecte ces marques de l’énonciation.
-Si le « je » apparaît de façon insistante, ce « je » se retrouve dans le résumé puisque l’auteur a voulu écrire très clairement en son nom propre.
-L’auteur s’adresse le plus souvent de façon générale à des lecteurs fictifs anonymes. Mais il peut aussi se situer par rapport à ses lecteurs, soit en s’assimilant à eux par le « nous », soit en se distinguant d’eux par le « vous ». Ces distinctions sont conservées dans le résumé.
Il ne faut pas non plus changer de point de vue :
Si par exemple un auteur désigne les jeunes à la troisième personne parce qu’il n’en est plus un, il ne faut pas, parce qu’on est jeune soi-même, se mettre à écrire « nous ».
-La situation temporelle est respectée : ce qui est renvoyé au passé ou au futur par l’auteur doit l’être de même dans le résumé.
Respecter le sens du texte
-Travailler à partir d’un plan rédigé lors de la préparation, c’est-à-dire résumer chaque élément retenu. On retrouve ainsi l’essentiel, sans être prisonnier de la lettre du texte.
Vérifier en relisant intégralement le passage correspondant dans le texte que :
-L’essentiel a bien été repris
-La reformulation n’entraîne pas de distorsion du sens
-Les liens logiques mis en évidence dans le plan sont restitués et qu’ils assurent la cohésion et la progression du résumé.
Appliquer les techniques de réduction
Le travail sur les expressions et les groupes de mots
-Remplacer une énumération par le terme générique.
Exemple :
les journaux, la radio, la télévision = les médias (-4 mots)
-Remplacer une expression par un mot (en particulier, suppression des périphrases).
Exemple :
Ceux qui n’aiment pas les étrangers sont des racistes = les Xénophobes sont des racistes (-5 mots)
-Supprimer les présentatifs (si le changement de nuance que cela suppose ne rend pas le résumé infidèle au texte).
Exemple :
C’est à lui qu’il désir parler = Il désir lui parler (-4 mots)
-Remplacer, entre deux propositions, un lien cause/conséquence par les deux points.
Exemple :
Il n’a pas su éviter l’accident parce que ses réflexes étaient ralentis par l’alcool = Il n’a pas su éviter l’accident : ses réflexes ... (-2 mots)
-Remplacer un groupe prépositionnel par un adverbe.
Exemple : Il a imposé son point de vue avec une très grande fermeté= ... Très fermement (-3 mots)
Le travail sur la phrase
-Supprimer les complétives. On peut recourir à un adverbe, un infinitif, un nom, à la juxtaposition.
Exemple :
Il est évident que nous devons nous attendre à ce que l’avènement de l’Europe change les mentalités = L’avènement de l’Europe changera les mentalités : nous devons évidemment nous y attendre (adverbe et juxtaposition) (-5 mots)
-Remplacer le passif par l’actif.
Exemple :
Des décision importantes ont été prises par le conseil d’administration = Le conseil d’administration a pris des décisions importantes (-2 mots)
-Remplacer un verbe négatif par le verbe affirmatif correspondant.
Exemple :
Il n’a pas accepté de partir = Il a refusé de partir (-2 mots)
-Remplacer une relative par un adverbe.
Exemple :
Nous devons refuser, au bureau de notre association, les individus qui imaginent des projets sans les réaliser= ... les personnes vélléitaires (-6 mots).
-Remplacer une proposition subordonnée (temps, cause, condition...) par un adjectif ou un participe en tête de phrase, ou par un groupe prépositionnel.
Exemple :
Parce qu’il était sympathique et diplomate, il a été bien accepté par le groupe = Sympathique et diplomate, il a été (-4 mots)
Vérifiez la longueur du résumé
Le nombre de mots
Est considéré comme mot toute lettre ou groupe de lettres séparé des précédentes et des suivantes par un blanc ou une ponctuation. « C’est-à-dire » compte pour quatre mots. L’énoncé du sujet indique le nombre de mots autorisés, plus ou moins 10 pour-cent. Ne pas le respecter est sanctionné.
Comment ajuster son résumé ?
Ne pas checher à réduire au quart chaque phrase ou regroupement de phrase. Certaines sont plus denses que d’autres. En revanche, à la moitié environ du travail, vérifier le calibrage est souhaité. Rectifier l’échelle de réduction avant de poursuivre.
Si le résumé est trop court, certains éléments essentiels du texte ont pu être oubliés. Si le résumé est trop long, il peut y avoir deux causes :
-Le choix des éléments retenus n’est pas judicieux. On a conservé des éléments secondaires, des détails, des exemples inutiles. En comparant le texte original et la réduction, on supprime les éléments du résumé qui ne renvoient pas à des composants essentiels du texte original.
Si votre reformulation ne synthétise pas suffisamment le texte de base, suivez une formation au résumé de texte. La seule méthode efficace reste celle de la pratique, entraînez-vous !
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